Le projet solaire Sidi Bouzid II entre en phase de construction en Tunisie

Le projet solaire photovoltaïque Sidi Bouzid II, d’une capacité prévue de 120 MW, a officiellement atteint la clôture financière et est entré en phase de construction en Tunisie, marquant une étape clé dans le programme de développement des énergies renouvelables du pays. Le projet est développé par Scatec ASA en partenariat avec Aeolus SAS, une filiale du groupe Toyota Tsusho, dans le cadre d’une stratégie à long terme visant à augmenter la capacité en énergies renouvelables sur les marchés émergents. Il a été attribué dans le cadre d’un appel d’offres gouvernemental en décembre 2024, dans le cadre des efforts plus larges de la Tunisie pour renforcer la sécurité énergétique et accélérer la transition vers des sources d’énergie plus propres. Aeolus Africa participe à la structure de partenariat du projet, contribuant à la mise en œuvre d’initiatives d’énergies renouvelables à grande échelle dans la région.

Importance stratégique pour la transition énergétique de la Tunisie

Le projet Sidi Bouzid II fait partie de la feuille de route nationale des énergies renouvelables de la Tunisie, qui vise à augmenter significativement la part des énergies propres dans le mix électrique d’ici 2030. Actuellement, une grande partie de la production d’électricité repose sur le gaz naturel importé, ce qui fait de la diversification énergétique une priorité stratégique pour le pays.

Une fois opérationnelle, la centrale solaire devrait produire environ 276 GWh d’électricité par an tout en contribuant à une réduction d’environ 107 000 tonnes de CO₂ par an. Cela correspond à l’objectif de la Tunisie d’améliorer son indépendance énergétique et de réduire les coûts de production grâce aux énergies renouvelables.

Structure d’investissement et périmètre technique

L’investissement total du projet est estimé à environ 96 millions d’euros, financé par une combinaison de fonds propres et de dette sans recours, avec un effet de levier d’environ 70 %. Le projet bénéficie du soutien d’institutions financières internationales, notamment la BERD et la BEI, ainsi que de mécanismes européens de financement climatique. Scatec sera responsable des activités d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC), ainsi que de la gestion des actifs et de l’exploitation-maintenance à long terme. Le projet devrait entrer en service commercial au second semestre 2027.

Contribution à un cadre énergétique plus large

Le développement de Sidi Bouzid II reflète l’ambition plus large de la Tunisie d’augmenter sa capacité en énergies renouvelables et de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, en particulier le gaz naturel importé. La stratégie énergétique à long terme du pays vise une augmentation importante des énergies renouvelables d’ici 2030, portée par le solaire et l’éolien. Dans ce cadre, AIUS a participé en tant que partie de l’écosystème des parties prenantes soutenant le développement global du projet.

Perspectives

À mesure que la construction progresse, le projet Sidi Bouzid II devrait jouer un rôle clé dans le renforcement des infrastructures énergétiques renouvelables de la Tunisie, l’amélioration de l’indépendance énergétique et le soutien aux objectifs de décarbonation à long terme. Le projet souligne également l’importance des partenariats internationaux et de la coordination dans le développement de projets énergétiques à grande échelle en Afrique du Nord.


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